Le manager de proximité est souvent promu pour ses compétences techniques.
Mais manager ne s’improvise pas.
Et c’est là que les premières erreurs apparaissent.
1. Vouloir rester “copain” avec tout le monde
C’est l’erreur classique.
Hier collègue, aujourd’hui manager… et demain ?
Un manager qui n’ose pas trancher.
À vouloir préserver la relation, certains évitent les décisions difficiles.
Résultat :
• manque de cadre
• perte de crédibilité
• confusion dans l’équipe
➡️ Le manager de proximité doit accepter une réalité :
on peut être respecté sans être aimé de tous.
2. Tout faire soi-même
Ancien opérationnel, il maîtrise parfaitement le terrain.
Donc, par réflexe, il agit.
Il corrige.
Il fait à la place.
Il reprend la main.
Problème :
➡️ il reste technicien… au lieu de devenir manager.
Conséquences :
• surcharge mentale
• équipes dépendantes
• absence de montée en compétences
➡️ Le rôle du manager n’est plus de faire, mais de faire faire.
3. Éviter les conflits
Le conflit fait peur.
Alors on temporise.
On laisse passer.
On espère que ça va se régler seul.
Spoiler : ça ne se règle jamais seul.
Un conflit non traité devient :
• un non-dit
• une tension
• puis un problème collectif
➡️ Un manager efficace ne fuit pas le conflit.
Il le traite avec méthode.
4. Manquer de clarté
“Je pensais que c’était évident…”
Non.
Ce qui est évident pour toi ne l’est pas pour ton équipe.
Un manager flou génère :
• des erreurs
• de la frustration
• de la démotivation
➡️ La clarté est une compétence managériale clé.
5. Négliger sa posture
On en revient à l’essentiel.
Un manager de proximité est observé en permanence.
Son attitude, son regard, sa manière de parler… tout envoie un message.
➡️ Une posture hésitante crée du doute.
➡️ Une posture affirmée crée de la confiance.
En résumé
Le manager de proximité n’a pas besoin d’être parfait.
Mais il doit être conscient.
- Conscient de ses biais.
- Conscient de ses réflexes.
- Conscient de son impact.
➡️ Et surtout : prêt à évoluer.



